mes chansons (si si, j'en ai écrit 3 ou 4, mais je ne pourrais pas mettre toujours la musique, parce que parfois elle n'est que dans ma tête, et que je ne réussi pas à la retranscrire...)
mes textes (pour l'instant, c'est "mon" texte ...)
Tout cela a été écrit de ma main, hier ou il y a 10 jours, 10 semaines, 10 mois, voir 10 ans (je vais même jusqu'à 25 ans...)
Je vais illustrer chacun d'une image, souvent empruntée sur le net (oui oui, je sais, ce n'est pas bien ) et modifiée par mes soins... pour la mettre à la couleur de mon texte. Car des couleurs, il en sera souvent question ici, pour nous sortir du gris.
Que celui qui n'a jamais vécu de telles mésaventures me jette la première boîte de haricots verts...
L'heure du repas enfin approche : en direction de la cuisine à grands pas, je frotte ma brioche tout en me léchant les babines. Que vais-je donc me préparer pour assouvir mon appétit ? Tous mes placards sont bien parés : toujours peur de prévoir petit... Dans mon frigo, des plats tout prêts juste à chauffer, la faim me presse. Je penserai grande cuisine après et je succombe à la paresse.
Juste entrouvrir cet opercule. De plus, c'est « Ouverture facile ». Je pince le bord de la capsule entre deux doigts fermes et virils. Mais le couvercle me résiste : j'ai beau serrer, le plastique glisse. Je suis tenace, alors j'insiste et je découvre un nouveau vice... Un bout de plastique dans les doigts, le récipient toujours bien clos. « Ouverture facile », cela doit être l'exception de ce lot. Las, aux grands maux les grands remèdes, j'achève le couvercle à la lame et enfourne ce plat qui m'obsède au micro-onde, sans une larme !
Pendant que se réchauffe mon plat me prend une vive envie de thon que j'apaiserai, sans pugilat une simple boîte pour avortons avec anneau qu'il me suffit de tirer pour que le tout s'ouvre. Mais encore, c'est un vrai défit : deux ongles et rien ne se découvre... Alors ressort mon bon couteau qui glisse aisément sous l'anneau mais j'ai crié victoire trop tot : car l'anneau casse... je reste penaud : Il faut donc que je parte quérir mon ouvre-boîte, un peu rouillé qui j'espère, va pouvoir guérir mon envie sans trop me souiller... La boîte résiste fort à l'outil crachotant moult gouttelettes grasses m'ôtant l'envie d'être gentil et de lui accorder la grâce... Le micro-onde enfin m'appelle : concédant au thon un répit, je vais sortir la fine gamelle qui va combler mon appétit. Il faut maintenant que je l'ouvre : je glisse un doigt dans l'étroite fente et c'est alors que je découvre qu'elle regorge de vapeurs brûlantes ! Mon plat va s'écraser au sol, se répandant sur mon carrelage pendant qu'une eau froide me console mais je ne pleure pas, j'ai passé l'âge... Une fois la douleur dissipée, je me rabat sur autre chose : dans un emballage tout fripé c'est du « sous-vide » qui tient la pose. Là encore: « Ouverture facile », enfin, c'est ce qu'ils ont écrit : il suffit de tirer le fil, pas besoin de pousser de cri. Je tourne l'objet dans tous les sens : où donc se trouve le fil promis ? N'auraient-ils pas eu l'indécence dans ce lot de l'avoir omis ? Alors mon couteau je ressors lorsque soudain, je l'aperçois : mais il est monté sur ressorts et s'échappe toujours de mes doigts/ Maintenant plus qu'un peu excédé j'éventre sauvagement le paquet peu honteux d'avoir tôt cédé, ne méritant pas le piquet... Et le sachet, alors si ferme, se ramollit, de mes doigts glisse, pour vider tout ce qu'il renferme généreusement là, sur mes cuisses...
...
Allo Pizza arrive enfin : dans ses mains, une boîte en carton. Vais-je pouvoir calmer ma faim ? Rien n'est ouvert, pas même le thon... Il pose sa boîte sur ma table et très gentillement, il me l'ouvre peiné par mon air misérable et le souk qu'ici il découvre...
Je hais les « Ouvertures faciles » qu' effrontément ces plats affichent et qui font vous sentir débile prêt à sortir le pied-de-biche... Pourquoi donner de faux espoirs à ceux qu'une grande faim tenaille et qui se retrouvent, tels des poires sans même que la boîte s'entrebâille...
Deux jours sans me raser : j’abandonne la douceur. Peu m’importe que mes joues affichent une rêche noirceur car aucune tendre main ne va les parcourir, je ne m’inquiète pas d’assombrir mes sourires…
Je n’ai goût au rasoir sans promesse de caresses et accorde à ma peau du repos, par paresse ; espérant que ces marques de ma virilité puisse réveiller l’envie de douces futilités car si certaines réclament à tout prix une peau lisse, il en est qui préfèrent un derme qui trop ne glisse, cette fière rugosité naturelle à tant d'hommes trait distinct que parfois il faut bien que l'on gomme pour leur paraître plus doux, pour leur sembler plus sage, à leurs yeux réussir l'examen de passage nous permettant peut être un jour, à notre tour de tester chez ces dames la douceur des contours... ... M'arrive un doux message, rendez-vous pour ce soir : sans tarder il me faut réveiller mon rasoir...
Avoir le cœur qui s’accélère chaque fois que l’un à l’autre pense et s’amuser de ce mystère, en abuser, sans tempérance… A chaque pause, chaque rêverie, laisser les esprits se rejoindre et s’enlacer, sans minauderie jusqu’à pousser les corps à geindre…
Comme pour un premier rendez-vous sentir grandir son inquiétude : peurs qu’à personne on n’avoue, comme si on avait l’habitude… La crainte de paraître gauche, par une erreur, trop tôt briser la trame de l’histoire qui s’ébauche, en rester presque paralysé…
Où donc dois-je mettre mes mains ? A quel moment ouvrir la bouche ? Où vais-je trouver d’ici demain des conseils pour parfaire ma touche ? Ne va-t-il me trouver trop frêle ? Ne va-t-elle me trouver trop rond ? Faut-il que je mettes des dentelles ? Quelle couleur pour mon caleçon ?
Tant de questions que l’on se pose, chacune chargée de tant de doutes. Mais au bout du compte, on ose et ensemble, sur cette douce route on parcourt un bout de chemin en oubliant les tracasseries bouche contre bouche, main dans la main en savourant ces griseries…
Elle 39, et moi 40 Deux nouvelles âmes adolescentes…
Encore une chanson qui ne risque pas de me faire passer pour un forcené du travail... il est donc interdit de donner l'adresse de mon blog à mon chef
COUPLET 1 :
J’ai pas l ’courage de commencer ce que j’ pourrai pas terminer avant ce soir, avant demain, avant qu’on n’ vienne m’ donner la main. Moi tout c’ que j’ veux, c’est être tranquille dans mon bureau, pas trop fébrille. Avoir le temps d’ penser à toi j’ demande que ça…
REFRAIN 1 :
Bientôt l’ week-end, faut rester cool ! Faut pas qu’ je traîne, j’évite la foule et la cohue dans les transports… Tout c’ que j’espère, moi, c’est ton corps : pouvoir me coller contre toi et n’ plus bouger, même le p’tit doigt, sauf pour t’offrir quelques caresses j’évite le stress…
COUPLET 2 :
Le téléphone s’ met à sonner. On dirait qu’ j’ suis trop occupé pour décrocher et y répondre ! Qu’elle bonne excuse vais-je leur pondre pour qu’il n’ viennent plus dans mon bureau me parler encore de boulot ? C’ que j’ veux c’est te prendre dans mes bras j’ demande que ça…
REFRAIN 2 :
Bientôt l’ week-end, faut rester zen ! Sans trop m’ stresser, faut pas que j’ traîne si chez toi je veux être à l’heure pour attaquer notre doux bonheur ! Pour cela j’ n’ai jamais de retard et, sans vouloir être vantard, j’ te crois bien pressée toi aussi d’ sauter dans l’ lit…
COUPLET 3 :
Zut, v’ là mon ordi qui s’éteint ; on n’ peux pas dire qu’ j’ sois dans l’ pétrin : je n’ m’en suis pas beaucoup servi, de bosser j’ai pas trop envie… Programmation automatique, extinction quand vient l’heure critique ! L’ordi veut que je rentre chez moi ! C’est cela je crois…
REFRAIN 3 :
[ Sifflement ] + bis avec Refrain 2
COUPLET 4 :
Le chef est au bout du couloir. Il vient vers moi… Il d’vrait savoir qu’ le déjeuner du vendredi on l’ digère tout l’après-midi et qu’ mon pauvre petit estomac le stress à ces heures, il n’aime pas ! Ce soir tu seras mon dessert, c’est nécessaire…
REFRAIN 4 :
Bientôt l’ week-end, deux petits jours : en profiter pour faire l’amour tout en douceur, tout en caresses, tout en paresses… Et si ce n’est pas assez long, on jouera les prolongations… RTT : Rester Tranquillement à t’ Titiller… RTT : Rêver Tendrement à Tes côtés…
Ce soir, elle a gagné une usine à baisers : des bécots trop timides, posés du bout des lèvres, des bien plus chaleureux, qui ne vont l’apaiser et le modèle fougueux, faisant monter la fièvre…
Il voulait être tendre, surtout sans la brusquer ; tel un aventurier, partir à la recherche du point le plus sensible. Et pour le débusquer il espère – en lui-même – qu’elle lui tendra la perche…
Parcourant tout son corps, il tâte de sa bouche, goûtant les réactions… réglant les vibrations… Et quand, dans certains lieux, il obtient une touche il insiste, patiemment, espérant l’explosion !
Mais le recoin sacré n’est pas simple à trouver : sa lippe, loin d’être lasse, n’abandonnera pas. D’autres part de ce corps il reste à éprouver de sa bouche entraînée, continue son repas…
A force d’embrassade, coups de langue et suçons, il parvient à trouver où, chez sa partenaire se cache ce point coquin, source des suprêmes frissons. Mais ce divin secret, il préférera taire.
Il serait malheureux de mâcher le travail en dévoilant la chose dans une belle harangue… Partez à sa recherche vous aussi, vaille que vaille… Si vous ne trouvez pas : au chat donnez votre langue…
Il s'appelle "(In)quiétude" : pas besoin de commentaires sur ce titre
55 poèmes, quelques un sont ici sur le blog... mais sur papier, c'est toujours autre chose
Si vous êtes intéressé(e)s pour vous le procurer, il est disponible sur le site de l'éditeur, Les éditions du Panthéons(actuellement dans la rubrique "nouveautés")
J'ai frotté ma vie contre tant de murs Sans voir jamais apparaître un seul signe d'érosion Pénétrer ces parois, sans vue sur le futur Je n'ai pas voulu accomplir cette impossible mission.
J'ai frotté ma vie contre tant de corps Sans jamais créer plus qu'un écran de fumée Qui un moment m'a isolé de la réalité Mais derrière cet écran, paysages incolores...
J'ai frotté ma vie sur des parois de verre Qui, trop fragiles, ce sont fendues, craquelées, brisées Me lacérant le coeur, jamais cicatrisé Traçant dans ma mémoire des déchirures amères
Doucement j'ai frotté ma vie contre ta vie Sécheresse contre désolation, l'étincelle a surgi La flamme de la passion peu à peu c'est propagée Si froides jusqu'alors, nos vies se sont embrasées
J'ai frotté mon corps contre ton corps pour entretenir la flamme et créer un mur de feu protecteur contre le retour du vague à l'âme
J'ai frotté mon coeur contre ton coeur et ils se sont unis...